A propos

Un à propos évolutif, qui, au gré des réflexions de chacun, prend tout son envergure…

La démarche du Collectif Fête La Friche trouve son sens dans un constat simple. Depuis 2003 (cessation définitive des activités de la gare de marchandise Saint-Sauveur), les 23 hectares, réduits à 17 en 2009 depuis le rachat par la Ville de Lille à la SNCF d’une parcelle en 2009, emplacement actuel de ladite « Ferme urbaine », ne sont guère valorisés.

En effet, les 17 ha restants proposent :
un terrain d’accueil pour de très rares groupes de squatters
un lieu abrité pour les usagers de drogue actifs
un raccourci vers le Quartier de la Gare pour les habitant.e.s du Quartier Moulins.

Visibles par tou.te.s depuis le métro aérien, ou à travers le grillage de la susdite ‘ferme urbaine’, les 17 ha ne connaissaient cependant, jusqu’à la naissance du Collectif en novembre 2015, aucun usage propice aux rencontres et échanges, à la mixité sociale, à la créativité collective.

Tout au contraire, les 17 ha demeuraient une poche spatio-temporelle d’invisibilité sociale qui interdit toute véritable « concertation » concernant le « devenir de la friche ferroviaire ».

La démarche du Collectif a un sens simple et clair : encourager le croisement des savoir-faire de tous genres en favorisant l’accessibilité du site aux sachants de tous ordres : habitant.e.s-guides de leurs propres quartiers, usagers de tous bords, promeneuses et promeneurs en quête de sentiers moins rebattus, membres des diverses associations domiciliées alentour, résidents-squatters au long cours, résidents des foyers en mal de désœuvrement, jardiniers du dimanche et bricoleurs du samedi, herboristes patentés, enthousiastes enseignants en lycée agricole, bouillonnants étudiants en médiation culturelle, apprentis ingénieurs inspirés, architectes homologués, artistes de tous poils, etc.

D’où une attente, aussi impérieuse que consensuelle, au sein du Collectif : sur une généreuse parcelle du site, obtenir des instances compétentes une Autorisation d’occupation temporaire (AOT) en amont des chantiers (5 ans pour le moins) et tout au long de l’aménagement global du site (au moins 15 ans).

C’est par l’expérimentation collective que nous, habitant.e.s, approfondirons notre expertise d’usage et nous instituerons instances incontournables d’une « concertation » concernant les différents projets d’aménagement possibles du site, lequel constitue la dernière grande réserve foncière en cœur de ville.

En bref, prendre le temps et occuper l’espace.
Déchiffrer la friche : ses ressources sociales autant qu’environnementales, sa mémoire, son avenir. Et bla-bla.
Faire la friche, donc.
La fêter. Pas la défricher.

Pour participer, soutenir, s’informer :

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Déchiffrer la friche Saint-Sauveur. Un lieu, des liens